Pédocriminalité
Protéger les enfants en ligne : une urgence absolue
En Europe, 1 enfant sur 5 est victime de violences sexuelles.
En 2024, plus de 105 millions d’images pédocriminelles ont été signalées en ligne, dont 60 % sont hébergées au sein de l’Union européenne. La France n’est pas épargnée. Elle est aujourd’hui le 4ᵉ pays au monde hébergeant des contenus pédocriminels, avec une augmentation de 36,5 % des signalements entre 2022 et 2023. Ces données traduisent une réalité insoutenable : l’espace numérique est devenu un vecteur majeur d’exploitation sexuelle des mineurs. Il s’agit d’une menace systémique en expansion constante, et la lutte contre la diffusion de ces contenus constitue une urgence. Les études démontrent que 40 % des individus consommant des contenus pédocriminels cherchent ensuite à entrer en contact avec un enfant. La consommation alimente le passage à l’acte.
Par ailleurs :
- La sollicitation sexuelle en ligne (grooming) a augmenté de 300 % entre 2021 et 2023.
- Les signalements de sextorsion auprès de l’OFMIN ont progressé de 2 347 % entre 2022 et 2024.
- 48 % des pédocriminels entrent en contact avec des enfants via les réseaux sociaux.
- 41 % utilisent les jeux en ligne.
- 37 % recourent à des messageries chiffrées telles que WhatsApp, Telegram ou Signal (Protect Children, 2024).
- Plus de 40 % des contenus pédocriminels concernent des enfants âgés de 7 à 10 ans (IWF, 2025).
La sécurité des enfants en ligne n’est aujourd’hui pas garantie.
Une aggravation préoccupante des violences et de leur banalisation
En 2024, les signalements de faits de grooming et de sollicitations sexuelles envers des enfants ont augmenté de 192 % par rapport à 2023 (NCMEC). Cette amplification extrêmement préoccupante s’inscrit dans un contexte d’intensification des usages criminels des technologies numériques, qui offrent aux prédateurs des espaces de repérage, de contact et d’emprise toujours plus difficiles à encadrer.
Les violences sexuelles en ligne touchent aujourd’hui une proportion massive de mineurs. Leur fréquence contribue à une forme de banalisation : elles sont minimisées, normalisées, voire reproduites entre pairs. Plus alarmant encore, une partie des mineurs auteurs de violences sexuelles ont eux-mêmes été victimes, révélant un mécanisme de répétition traumatique particulièrement inquiétant. Les tendances technologiques émergentes laissent craindre une aggravation de cette dynamique. L’espace numérique tend à devenir une zone d’impunité pour les prédateurs. L’intelligence artificielle, les univers immersifs, les plateformes chiffrées de bout en bout et d’autres technologies avancées fournissent des outils puissants permettant d’agir avec un sentiment d’anonymat et de faible risque judiciaire. Dans cet environnement prospère une véritable économie et une culture de la pédocriminalité en ligne, caractérisées notamment par :
- La commercialisation de produits à caractère pédocriminel
- La banalisation de l’inceste dans certains contenus pornographiques à forte audience
- La diffusion massive et continue de contenus pédocriminels, y compris sur le web accessible au grand public
- La circulation de guides et de modes opératoires détaillant comment abuser sexuellement d’un enfant ou produire des contenus illicites
L’écosystème numérique est ainsi traversé par des contenus et des pratiques qui contribuent à normaliser l’exploitation sexuelle du corps de l’enfant une dérive qui appelle une réponse politique, réglementaire et technologique ferme et coordonnée.
L’intelligence artificielle : un accélérateur utilisé par les prédateurs
Le développement et la démocratisation de l’intelligence artificielle générative aggravent encore cette crise. L’IA permet désormais de produire un volume quasi illimité d’images et de vidéos pédocriminelles, dans des mises en scène d’un réalisme extrême, toujours plus violentes. Les signalements de contenus pédocriminels générés par l’IA ont augmenté de 1 325 % entre 2023 et 2024 (NCMEC). Cette explosion est documentée dans le rapport « L’IA générative, nouvelle arme de la pédocriminalité », publié par la Fondation pour l’Enfance en octobre 2024.
Une responsabilité européenne et mondiale
Les violences sexuelles contre les enfants en ligne dépassent les frontières nationales. Elles appellent une réponse coordonnée, structurée et ambitieuse à l’échelle européenne et internationale. L’Union européenne dispose des leviers réglementaires nécessaires pour fixer des standards élevés en matière de protection des mineurs dans l’espace numérique. Elle a la capacité et la responsabilité d’agir. Les élus européens ont le pouvoir d’engager des réformes structurantes et l’impératif moral de soutenir des dispositifs législatifs garantissant une protection effective des enfants en ligne.
Notre engagement institutionnel
Depuis 2022, notre présidente est membre active du Brave Movement et de BeBrave France, contribuant aux actions du mouvement à l’échelle nationale et européenne et portant la voix des survivantes. Depuis avril 2023, Elien Rebirth est également membre actif de la coalition ChildSafetyOn, aux côtés d’acteurs engagés dans la lutte contre la pédocriminalité en ligne. Cette coalition s’inscrit dans la dynamique plus large d’une la coalition européenne réunissant plus de 60 ONG . À ce titre, nous nous rendons régulièrement au Parlement européen, à Bruxelles, afin de défendre des réformes législatives renforçant la protection de l’enfance dans l’environnement numérique.
Notre action se concentre sur :
- Le renforcement des directives européennes relatives à la protection des mineurs
- La consolidation des mécanismes de prévention et de détection
- La mise en œuvre et le développement de politiques publiques fondées sur les droits humains et l’expertise des survivant(e)s
En parallèle, nous accompagnons les institutions, les professionnels et les décideurs publics afin de renforcer leurs pratiques de prévention et de protection, selon une approche informée par les traumatismes, respectueuse des droits fondamentaux et centrée sur les victimes.
Des solutions technologiques opérationnelles efficaces existent et doivent être pleinement mobilisées
Percipion établit un standard avancé en matière de protection numérique. Cette technologie permet :
- La détection de contenus pédocriminels, anciens, récents ou dissimulés
- L’identification des stratégies de grooming employées par les prédateurs
- La surveillance d’un large éventail de risques : harcèlement, stupéfiants, armes, escroqueries, trafics, terrorisme et autres contenus illicites
Au regard de son niveau de performance, l’intégration de telles solutions souveraines ne devrait plus relever d’une simple option stratégique pour les plateformes. Elle devrait constituer une exigence réglementaire afin de garantir une protection effective des enfants. Développé grâce à l’expertise d’Aeteos, Percipion représente un outil structurant dans la sécurisation de l’espace numérique. Elien Rebirth soutient pleinement la solution développée par Aeteos et salue l’engagement constant de Mark Pohlmann et de l’ensemble de son équipe au service de la protection des enfants
